samedi 12 mai 2007

Les Joyeux Bouchers

KIF_5124

"C'est le tango des bouchers de la Villette

C'est le tango des tueurs des abattoirs

Venez cueillir la fraise et l'amourette
Et boire du sang avant qu'il soit tout noir

Faut qu' ça saigne
Faut qu' les gens ayent à bouffer
Faut qu' les gros puissent se goinfrer
Faut qu' les petits puissent engraisser

Faut qu' ça saigne
Faut qu' les mandataires aux Halles
Puissent s'en fourer plein la dalle
Du filet à huit cent balles

Faut qu' ça saigne
Faut qu' les peaux se fassent tanner
Faut qu' les pieds se fassent paner
Que les têtes aillent mariner



Faut qu' ça saigne
Faut avaler d' la barbaque
Pour êt'e bien gras quand on claque
Et nourrir des vers comaques

Faut qu' ça saigne
Bien fort
C'est le tango des joyeux militaires
Des gais vainqueurs de partout et d'ailleurs
C'est le tango des fameux va-t-en guerre
C'est le tango de tous les fossoyeurs

Faut qu' ça saigne
Appuie sur la baïonnette
Faut qu' ça rentre ou bien qu' ça pète
Sinon t'auras une grosse tête

Faut qu' ça saigne
Démolis en quelques-uns
Tant pis si c'est des cousins
Fais-leur sortir le raisin

Faut qu' ça saigne
Si c'est pas toi qui les crèves
Les copains prendront la r'lève
Et tu joueras la Vie brève

Faut qu' ça saigne
Demain ça sera ton tour
Demain ça sera ton jour
Pus d' bonhomme et pus d'amour
Tiens ! Voilà du boudin ! Voilà du boudin !
Voilà du boudin !"


Boris Vian

samedi 5 mai 2007

Pour tant qu'il y aura des hommes

« Je pense que l’humanité n’est pas nécessairement la favorite de la nature, que l’humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu’il y a eu dix millions d’espèces animales jusqu’ici tandis que neuf millions ont été éliminés. On n’est pas une espèce élue comme on l’a cru pendant longtemps, la nature peut très bien se passer de nous. »


« Dans un millénaire on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l’avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c’est ce siècle qui fera date, et qui fera tache, un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l’humanité.
Nuit et goulags, charniers et brouillard. Dans la nuit les feux d’artifices projettent les ombres de la Kolima, d’Hiroshima et des trains pour Auschwitz, plutôt que le premier pas d’un homme sur la lune. Einstein tire la langue ou la beauté d’un Lagardère. Mais l’une des ruses de l’histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l’évidence. Fin de l’histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. “Plus rien à voir, circulez.” Nous avons obtempéré, nous circulons, sans rien voir. »

Daniel Mermet

Textes mis en musique par les Ogres de Barback, extraits respectivement du dvd “Conteur d’étoiles” et de “Las-bas si j’y suis, carnets de routes”. À écouter et à entendre.




mardi 1 mai 2007

Sarko mot à mot

Diaboliser Sarko, c'est bien beau, mais on prend quand même le risque de se discréditer. Les reflexions réellenement objectives sur le personnage et ses paroles sont bien trop rares (mais comment cela ce fesse-t-il donc?), voici donc un reportage perdu sur la toile (perdu dans le sens "le petit poucet perdu par ses parents") que certains ont eu la bienveillance de ressortir à la surface. Prennez le temps de le regarder, c'est long mais vraiment intéressant.

Voici deux liens et si ils s'averaient ne plus fonctionner par quelque sorcellerie que ce soit vous pouvez toujours essayer emule ou ce genre de logiciel.
Lien n°1
Lien n°2

"Il n'y a pas de droits, il y a des devoirs, et il y a le mérite, et il y a le travail, et il y aura la récompense"
Nicolas Sarkozy

Des gens se sont battus pour les droits du travailleur me semble-t-il, j'ai jamais été doué pour retenir les dates mais il a eu le droit de grève, le droit de créer et d'adhérer à des syndicats, le droits aux congés payés... Balayer tout ça, une partie de notre histoire et de notre patrimoine, d'un revers de main me semble un peu fort quand même, voila c'est mon commentaire personnel sur une parole de notre futur Calife (j'espère pas quand même mais bon...)

vendredi 27 avril 2007

dimanche 22 avril 2007

Prévisions


Prevision.jpg

OYé, OYé, voici le futur président francais. cette déclaration est un danger pour l'état , elle est punie de 75000 euros d'amende.

samedi 21 avril 2007

Les effets contraires


"Contrairement aux apparences, je suis l'identique de mon contraire"

Miro

vendredi 13 avril 2007

Rien n'est jamais acquis

rneja 4

Voilà, au bout de bientôt sept ans (mes chevilles commencent à me le rappeler douloureusement...) de planche à roulette, où j'en suis, constamment réapprendre ces figures qui me plaisent tellement, à peine une nouvelle ajoutée à ma liste qu'il faut réapprendre les anciennes. Mais sans ça je m'ennuierai sûrement...

P.S : réalisé au pochoir, avec du Baranne, et oui, à la campagne on ne trouve pas de poska dans tous les caniveaux ;).


mercredi 11 avril 2007

I want to introduce you Mickey

Mickey

Salade de fruit (mangue et kiwi sur jus de mandarines), rochers congolais (4 oeufs, 300gr de sucre, pareil pour la noix de coco, batez les oeufs et le sucre au bain marie et ajoutez y la coco) et grains de café en chocolat.

Julie et Karpatt - Le Fil


dimanche 25 mars 2007

Voyage au bout de la nuit

neige de nuit 5

"Tant que le militaire ne tue pas, c'est un enfant. On l'amuse aisément. N'ayant pas l'habitude de penser, dès qu'on lui parle il est forcé, pour essayer de vous comprendre, de se résoudre à des efforts accablants"

___

"Dans ma chambre, à peine avais-je fermé les yeux que la blonde du cinéma venait me rechanter encore et tout de suite pour moi seul alors toute sa mélodie de sa détresse. Je l'aidais pour ainsi dire à m'endormir et j'y parvins assez bien... Je n'étais plus tout à fait seul... Il est impossible de dormir seul..."


Céli
ne

Voila pourquoi!

goutes 1

"Je publie pour cesser de corriger"

Paul Valéry

samedi 24 mars 2007

Essaye Moi

Comment faire une comédie romantique ou chaque pas de plus dans le film vous fait regretter avec une douce amertume de ne plus avoir dix ans ? Prenez un enfant qui a oublié de grandir, en la personne de Pef (Pierre-François Martin-Laval), son père spirituel, Pierre Richard, duquel il a hérité les yeux du bleu de l’innocence. Faite les mijoter avec une petite fille qui a oublié de le rester, Julie Depardieu, pendant 1h20 et vous obtiendrez un savoureux film avec des étincelles d’Amélie Poulain et des reflets de Roberto Benigni. À consommer avec des yeux d’enfants.