mercredi 23 avril 2014
mardi 31 décembre 2013
Compas
lundi 9 septembre 2013
Les Bêtes du Sud Sauvage
Je ne pensais pas qu'il était possible de pleurer à cause de la beauté. De la tristesse oui, et il y en a dans ce film mais pas de la beauté. Pourtant c'est de cela qu'il s'agit. Des cadrages qui feraient frémir le moindre photographe, des textes si beaux qu'ils enterreraient tout les poètes. La lumière douce et caressante du bayou, la dureté des hommes et de la vie, porté par des acteurs qui ne l'étaient peut-être pas avant ce film. On hésite toujours avant de se faire tronçonner le cœur en petits morceaux, mais comme à la fin d'un bon livre, on voudrait que ça continue.
lundi 9 juillet 2012
dimanche 10 juin 2012
De Rouille et d'Os
Le roulement gauche de la roue arrière droite de mon skateboard faisait un boucan pas croyable. L'anneau élastique avait dû s'échapper de son logement libérant la rondelle protégeant les billes. Par arc-boutement celle-ci bloquait la bague intérieure, qui, au lieu de tourner librement par rapport à sa grande sœur de l'extérieur crissait horriblement contre l'axe du truck. Les vibrations remontaient jusqu’à ma cheville, puis jusqu'à mon genou par l’intermédiaire de mon tibias et des oreilles écorchées des passants qui me jetaient des regards fusillant, d'autant plus que mes roues d'uréthanes de dureté supérieure claquaient à chaque interstice séparant les dalles des rues piétonnes du centre de Thionville. Celles-ci sont assez petites et ma vitesse avoisinant celle de croisière d'un vélo de ville, je vous laisse imaginer le désagrément causé. La torture pour les consommateurs des bistrots en terrasse à cessé lorsque je suis entré dans le petit cinéma du centre. Une fois n'étant acquitté des 6 euros en échange du petit bout de papier carré habituel et du rangement de ma planche dans un coin "surveillé" de l'entrée, j'ai pu m'installer, transpirant à grosse gouttes dans les sièges bleus et molletonnés au troisième rang. La rangée était vide et la salle de comptait que quelques spectateurs. Le film à commencé presque instantanément. La suggestion dans les films de Jacques Audiard est la liberté du spectateur. La liberté de deviner ce que disent les lèvres de ces visages filmés de dos, la mise au point oscillant de la nuque —à la naissance de la chevelure— au dos le l'oreille puis la nuque à nouveau, le tout bercé par la musique éthérée de Bon Iver. Dès la moitié du film —notion assez vague reposant sur une mesure très personnelle du temps, pondérée par l'action des différentes séquences du film et ses scènes de coït— j'ai eu envie de pleurer, ne sachant pas très bien si c'était parce que les moues de Marion Cottillard me rappelaient trop cruellement les demi-sourires d'une autre, ou juste parce que j'en avait besoin. Les larmes ont fini par couler au moment même où celles, touchant le sol, du personnage principal illustrent parfaitement que, non, les garçons ne pleurent pas. J'étais seul dans la salle lorsque je me suis levé, j'ai dis bonjour puis au revoir à l'ouvreuse qui en à rit, récupéré mon skate et je suis sorti du cinéma ébloui par le soleil et des larmes séchées le long de mes joues.
8/06/2012

lundi 21 mai 2012
Der Amerikanische Freund
"There is nothing to fear but fear itself. I know less and less about who I am and anybody else is."

mardi 14 février 2012
Cléo de 5 à 7

"—Moi c'est plutôt mourir pour rien qui me désole. Donner sa vie à la guerre, c'est un peu triste, j'aurai mieux aimé la donner à une femme, mourir d'amour.
—Vous n'avez jamais été amoureux?
—Oh, si des tas de fois, mais jamais autant que j'aurais voulu, à cause des filles. Vous savez comme elle sont elles aiment et puis, total, elles aiment qu'on les aime. Elles ont peur de tout, de se donner à fond, d'y laisser une plume ou deux, d'être marquées. Elles aiment à moitié, elles s'économisent. Leur corps c'est comme un joujou, c'est pas leur vie. Alors moi aussi je m'arrête en route, je débraye."
lundi 11 octobre 2010
TEMPORARY VALPARAISO
Mardi dernier, nos colocs nous ont emmené voir un concert à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Violeta Para. Le concert était plutôt moyen, par contre il a été succédé par la projection d'un documentaire réalisé par Vincent Moon, celui qui est à l'origine du projet Concerts à Emporter! Le film composé de 5 chapitres et d'un épilogue (si ma mémoire est bonne), alterne chansons joués cet été (austral) par des jeunes et non moins talentueux musiciens de la ville et des extraits d'un documentaire de 1962 sur la ville nommé À Valparaiso. Il est frappant, alors que le concert s'est tenu sur la place Anìbal Pinto, au pieds des cerros Alegre et Concepciòn, centre de la vie cosmopolite et expatriée de Valparaiso, que toutes les scènes du film se déroulent autour du port, qui est le centre populaire de la ville.
Si le documentaire de Moon, Temporary Valparaiso n'est pas disponible sur internet pour le moment (mais vous pouvez visionner le trailer en cliquant sur l'image au dessus!), À Valparaiso, lui l'est :
Le réalisateur est Hollandais cependant la voix off est française, avec un texte cinglant de Chris Marker, celui du court-métrage La Jetée . Étonnamment, la vie a très peu changée en l'espace de 40 ans. Si les voitures ont remplacé le travail harassant des chevaux, si les ascenseurs ne servent plus qu'a transporter les touristes (je ne connaît pas encore cette joie), s'il n'y a plus vraiment de problème d'eau, si le bâtiment du marché aux poissons est en travaux depuis six mois, la ville grouille toujours de marchants, son port est encore et toujours ce qui fait vivre ses habitants, on trouve toujours autant de cerf-volants et de joueurs de football dans ses rues...
En bonus, un concert à emporter de Fernando Milagros à Valparaiso, qui ne participe que passivement au documentaire, en buvant de la Cristal (voir l'homme en blanc de la photo-lien) et en faisant des coeurs. Cela vous fera une jolie balade à travers la ville.
jeudi 7 octobre 2010
Sang sûr
Je viens de lire un article paru dans Rue 89 à propos de la rétrospective de l'oeuvre du photographe/cinéaste Larry Clark (auteur du magnifique Kids, de Ken Park et plus récemment du mou Wassup Rockers) qui va être interdite au moins de 18 ans au Musé d'Art Moderne (dont le signe rappelle avec froideur une personnalité du paysage politique français). Une telle mesure est assez choquante, d'une part de se permettre de censurer l'art, qui est une des seule liberté fondamentale d'expression qui existe encore, par des gens qui devraient être les fers-de-lance de l'ouverture d'esprit français vis à vis de l'art, et qui se montrent finalement rétrogrades. D'autre part par le caractère assez ridicule des accusations : il n'y a pas plus de pornographie ou de pédophilie dans ses photos (voir diaporama plus haut) que dans ses films (interdis tout au plus au moins de 16 ans, même aux Etat-Unis) tous reconnu par la critique. Et lorsqu'on écoute Bertrand Delanoë essayant de convaincre extrêmement maladroitement l'opinion publique qu'il n'y a pas censure, mais protection des musées car certaines photos "relèvent de qualifications pénales" et que "personne n'est au dessus des lois", ça me donne envie de pleurer! Alors pourquoi l'exposition n'est elle pas tout simplement interdite et Larry Clark en prison? Et depuis quand monter des actes est en faire leur apologie? Est-ce que Kids est l'apologie du Sida? Ken Park de l'inceste? C'est un peu beaucoup pour moi...
C'est d'autant plus effrayant que ce n'est pas la première fois que cela se produit : ça me rappelle une interview d'Ed Templeton, artiste et skateboarder portant un regard assez similaire sur la jeunesse, où il expliquait avoir eu exactement les même problèmes, à Paris, lors que son expo au Palais de Tokyo (je crois) en 2002. Voici les un extraits pour les fénéants qui ne voudrait pas se taper tout l'article, pourtant très intéressant :
Pourtant, l’exposition est assez choquante…
Oui. J’ai eu des retours de personnes qui ont dit que j’essayais de choquer les gens, et d’autres pensent que c’est choquant. Quand j’accroche une photo au mur, j’en choisis une que j’aime. Si cette photo me rappelle une histoire, même si c’est une femme avec un gode, je me dis juste « j’aime cette photo, je vais la montrer, rien à faire ! », je ne veux pas me censurer. Le type d’ici m’a censuré d’ailleurs, il y a une ou deux photos qu’il ne voulait pas que j’expose. Celle du moment où je me suis cassé le cou, avec une minerve, une énorme bosse sur la tête, et où je suis assis (nu-ndlr) en érection… Le type m’a dit « tu ne peux pas mettre ça ». Il était assez sérieux. Ou la photo d’un gars avec la bite à l’air, le type m’a dit qu’il avait l’air trop jeune alors qu’il avait au moins 20 ans !Cela arrive-t-il souvent aux USA ?
La censure ? Oui mais jamais dans mes expo. C’est vraiment la première fois qu’on me demande d’enlever des photos…
C’est assez paradoxal que ça arrive ici, en France où l’on voit des seins partout…
C’est pour ça que ça m’a surpris ! Le gars du musée m’a dit « tu ne peux pas monter de pénis ». « Pourquoi ? J’ai le droit de montrer des filles nues et pas des hommes ? » « Tu ne peux pas, c’est comme ça. ». Je sais que certaines images sont choquantes mais merde, la vie est choquante ! Je peux honnêtement dire que toutes mes photos montrent la vraie vie. La photo de ce sexe qui saigne je ne l’ai pas faite dans le but de choquer, mais parce que j’étais présent et il y avait ce gars en train de se faire « piercer » à une soirée. Je l’ai accrochée au mur pour que les gens aient la même réaction que moi quand j’ai vu ça. Si quelque chose se passe et que c’est incroyable, clic clic !
Je n’ai pas de problème avec le sexe, ça ne me dérange pas et je ne pense pas avoir une grosse bite ! Je fais tout ça pour saisir ma vie. J’essaie tout simplement de documenter ma vie et si je trouve ça beau, je l’imprime et la mets dans l’expo.
M'enfin bon ça lui (Larry Clark, Templeton, lui, étant moins connu ça ne lui a fait que du tors...) fait un peu de pub, et puis moi, ça me fait une bonne occasion de parler d'eux, mais c'est quand même bien effrayant.
jeudi 15 avril 2010
Les piétinements
"Pour mon oeil intérieur elles forment le lieu commun des occupations de l'étudiant moyen : il se débat entre la peur de sollicitations qu'il a et de la montagne de soucis qu'il s'invente, ceux-là mêmes résultant du petit nombre de sollicitations qu'il parvient à obtenir après de fermes batailles."
"La peur l'ennui rappelle les obligations les plus fines de l'existence. Que ferions-nous pas contre l'ennui?"
"Des homme de petites tailles ayant marqué l'histoire ont séduit des femmes assez grandes. Des hommes de petite taille n'ayant pas marqué l'histoire, n'ont pas séduit de femmes assez grandes. Passons."
Guillaume Noyelle
Petit commentaire, pour changer, Guillaume Noyelle relate dans ce livre ses impressions de jeune étudiant expatrié (entre Glasgow et Londres pour finalement revenir à Paris) avec beaucoup de franchise et une plume assez acérée. Cette plume ne se contente d'ailleurs pas seulement d'être acérée puisque qu'elle est aussi de très bonne facture, du moins à mon goût, surtout pour la vingtaine d'année qu'elle devait avoir à l'époque.
Passons mes impressions, le jeune Noyelle, outre le fait d'avoir étudié à l'étranger fait du skateboard, il en parle d'ailleurs dans son livre, sans en faire l'objet principal (heureusement). La preuve en image avec un petit film promotionnel pour un long moyen métrage nommé Qui sera le maître? réalisé par Sylvain Robineau (réalisateur de ces courts métrages). Le discours fort intéressant est tenu par Raphael Zarka (sorte d'historien du skateboard) et le skateur au t-shirt rouge n'est autre que notre jeune écrivain.
samedi 27 février 2010
Everything is illuminated

"I have reflected many times about our rigid search, it has shown me that everything is illuminated in the light of the past. It is always along the side of us, on the inside looking out."
lundi 25 août 2008
I'm not there - Suppositions on a film concerning Dylan.
One. Never trust a cop in a raincoat.
Two. Beware of enthusiasm and of love, both are temporary and quick to sway.
Three. If it ever asked if you care about the world's problem, look deep into the eyes oh he who asks. He will not ask you again.
Number four and five. Never give you real name. If it ever told to look at yourself, never look.
Six. Never say or do anything that the person in front of you cannot understand.
And seven. Never create anything. It will be misinterpreted, it will chain you and follow you the rest of your life. And it will never change."
mardi 12 août 2008
La fille sur le pont
- C'qui ya autour de moi j'ai l'impression que c'est comme une salle d'attente dans une grande gare avec des bancs, des courants d'air, et derrière les vitres des tas de gens qui passent à toute allure, sans me voir. Y sont pressés, y prennent des tain où des taxis, y zont quelqu' part ou quelqu'un à retrouver, et moi je reste assise là, j'attends
- Vous attendez quoi, Adèle ?
- Qu'il m'arrive quelqu'chose...
dimanche 10 août 2008
vendredi 20 juin 2008
mardi 22 avril 2008
Half Nelson
jeudi 20 mars 2008
Cashback - Sean Ellis
lundi 1 octobre 2007
99F - Le Film

Jean Dujardin a dit quelque chose comme : « Le livre et le film sont différents. Ceux qui chercheront le livre dans son intégralité à travers le film vont être déçut, de toute façon on n’aurait pas pu mettre tout le livre dans le film » (j’en rajoute peut-être un peu) et il a bougrement raison !
Je suis toujours un peu sceptique lors de l’adaptation de livres à l’écran (à part certaines exceptions, La Ligne Verte par exemple, mes craintes sont plutôt justifiées), de plus je partais avec une certaine appréhension envers Beigbeder, due a son dernier livre, et suite de 99F, Au Secours Pardon que j’ai trouvé assez décevant. Mais Jan Kounen n’a pas peur de choquer (quoi qu’il ne fasse moins de “rentre dedans” que la plume de l’auteur) il a le génie pour mettre en scène les effets des drogues, l’expérience Blueberry n’y est sûrement pas pour rien…
J’ai trouvé la fin plutôt magique, vu le délire dans lequel le film été plongé, redresser la barre nécessitait une sacrée dose de talent.
P.S. : Si vous allez voir le film restez jusqu’au bout il y a un petit bonus sympa !
lundi 23 juillet 2007
vendredi 18 mai 2007
Je vais bien, ne t'en fais pas

J’ai lu quelque part que Kad Merad s’était vraiment révélé comme acteur (dramatique) dans La Tête de Maman, je ne l’ai certes pas [encore] vu mais ces critiques n’ont peut-être pas [bien] vu Je vais bien, ne t’en fais pas. Un superbe film sur la douleur d’une famille et les rapports entre les gens (bon, c’est un peu toujours le cas dans ce genre de films). Mélanie Laurent revêt son rôle comme une princesse revêtirait une robe de soirée. Un film vraiment superbe, qu’il faut savoir apprécier sans trop se poser de questions sur le réalisme de la situation, bercé par la musique d’AaRON.







