dimanche 5 octobre 2014
These are the days
mardi 13 mai 2014
Paris - skate - VX - Bordeaux -Japon - San Francisco
lundi 14 avril 2014
Paris — skate — San Francisco
dimanche 6 avril 2014
Laissez-nous errer
jeudi 3 avril 2014
samedi 10 août 2013
Hybridation
Il y a quelque années, en 2006 il me semble, on a pu le voir publié dans Réponses Photo, quelques photos argentiques prise à Lyon en noir et blanc avec un grain épais, mettant en scène des skateur, mais pas toujours du skateboard, qui ont remporté un concours organisé par le magazine.
Dans Hybridation, donc, il fait le lien entre la photo et la vidéo, en filmant en plant fixe avec de légers travelling, en choisissant des cadrages et des points de vue propres à la photo. La bande son est taillée sur mesure par Mount Analogue, un side project de membre du groupe lyonnais Coming Soon.
mercredi 5 décembre 2012
L'émeute tranquile d'Éric Antoine
J'ai découvert Éric Antoine quand je lisait des SuGar, il y publiait des photos de skateboard, à l'époque où l'argentique coûtait cher, surtout lorsque la séquence était plus recherchée que le cliché seul, mais aussi où les boîtiers numériques, rares, étaient difficilement abordables. Éric Antoine faisait des photos donc, et n'a pas arrêté, toujours plus à la recherche du cliché qui compte. Non pas celui pris à la va vite avec son téléphone portable, ou avec le dernier reflex 25 mégapixels qui va remplir de photos le disque dur de votre ordinateur sans que vous ne preniez réellement le temps de les regarder, mais celui que vous aurez préparé, celui dont la beauté et la simplicité vous aura touché, celui pour lequel vous aurez été prêt à passer plusieurs heures pour le développer, plusieurs années pour apprendre une technique photographique ancienne, l'ambrotype. Un joli mini-documentaire, laisse la parole au photographe, afin de justifier des gestes à la précision d'orfèvre.

dimanche 15 janvier 2012
Skateboard-table basse

Après le porte encens, voici comment réutiliser ses vieux skateboard pour réaliser une table basse.




On coupe les pieds en biais, on perce à la hauteur et au diamètre de l'axe, on oblongue le trou si nécessaire. on maintient le tout avec l'écrou précédé de l'entraxe. Le serrage de l’écrou va permettre de mettre à niveau les quatre pieds de la table indépendamment, afin de s'approcher au plus de l'exquise isostaticité. On peut jouer sur le serrage des vis a bois afin d'avoir une surface à peu près plate.
Pour ceux qui voudraient de plus amples explications, voici des plans cotés et en représentation ISO selon les normes en vigueur :

vendredi 26 août 2011
mercredi 8 décembre 2010
Qui sera le maître?
Pas grand chose à dire pour ce billet, toute la présentation à déjà été faite ici (en fin de post). Je l'attendais, mais je ne pensais pas qu'elle serait mise en ligne. Double bonne surprise en somme!
mercredi 3 novembre 2010
Skate France / PLANK
Voici un documentaire qui raconte le skate en France autour de trois villes phares : Paris, Lyon et Marseille et des ses acteurs. Un documentaire assez complet notamment par son casting faisant intervenir d'une part les gens qui on rendu le skate populaire en France (ou plutôt rendu la France populaire dans le monde du skate), et dont on (et moi en tête de liste) se demandait ce qu'ils étaient devenus (Stéphane Larance, Samir Krim, etc.), et d'autre part la nouvelle génération (Joseph Biais, Samuel Partaix...). Pour les gens qui voient encore le skateboard comme de la dégradation de biens publics ou une activité puérile consistant à se rouler par terre et user ses vêtements, pourront, s'ils en ont la patience, découvrir que derrière tout ça se cache un microcosme créatif, un monde social et beaucoup de passion à partager.
Je vous prie de faire preuve d'un peu de patience et de ne pas tenter d'égorger la fille de la publicité, votre ordinateur pourrait en pâtir.
Voici un autre documentaire, sur Nassim Guammaz, jeune skateur d'origine marocaine vivant aux Pays-Bas. Nassim aurait pu faire du football, ou retourner au Maroc avec son père, mais non, là encore, le skateboard est un peu plus qu'un simple jeu.
jeudi 7 octobre 2010
Sang sûr
Je viens de lire un article paru dans Rue 89 à propos de la rétrospective de l'oeuvre du photographe/cinéaste Larry Clark (auteur du magnifique Kids, de Ken Park et plus récemment du mou Wassup Rockers) qui va être interdite au moins de 18 ans au Musé d'Art Moderne (dont le signe rappelle avec froideur une personnalité du paysage politique français). Une telle mesure est assez choquante, d'une part de se permettre de censurer l'art, qui est une des seule liberté fondamentale d'expression qui existe encore, par des gens qui devraient être les fers-de-lance de l'ouverture d'esprit français vis à vis de l'art, et qui se montrent finalement rétrogrades. D'autre part par le caractère assez ridicule des accusations : il n'y a pas plus de pornographie ou de pédophilie dans ses photos (voir diaporama plus haut) que dans ses films (interdis tout au plus au moins de 16 ans, même aux Etat-Unis) tous reconnu par la critique. Et lorsqu'on écoute Bertrand Delanoë essayant de convaincre extrêmement maladroitement l'opinion publique qu'il n'y a pas censure, mais protection des musées car certaines photos "relèvent de qualifications pénales" et que "personne n'est au dessus des lois", ça me donne envie de pleurer! Alors pourquoi l'exposition n'est elle pas tout simplement interdite et Larry Clark en prison? Et depuis quand monter des actes est en faire leur apologie? Est-ce que Kids est l'apologie du Sida? Ken Park de l'inceste? C'est un peu beaucoup pour moi...
C'est d'autant plus effrayant que ce n'est pas la première fois que cela se produit : ça me rappelle une interview d'Ed Templeton, artiste et skateboarder portant un regard assez similaire sur la jeunesse, où il expliquait avoir eu exactement les même problèmes, à Paris, lors que son expo au Palais de Tokyo (je crois) en 2002. Voici les un extraits pour les fénéants qui ne voudrait pas se taper tout l'article, pourtant très intéressant :
Pourtant, l’exposition est assez choquante…
Oui. J’ai eu des retours de personnes qui ont dit que j’essayais de choquer les gens, et d’autres pensent que c’est choquant. Quand j’accroche une photo au mur, j’en choisis une que j’aime. Si cette photo me rappelle une histoire, même si c’est une femme avec un gode, je me dis juste « j’aime cette photo, je vais la montrer, rien à faire ! », je ne veux pas me censurer. Le type d’ici m’a censuré d’ailleurs, il y a une ou deux photos qu’il ne voulait pas que j’expose. Celle du moment où je me suis cassé le cou, avec une minerve, une énorme bosse sur la tête, et où je suis assis (nu-ndlr) en érection… Le type m’a dit « tu ne peux pas mettre ça ». Il était assez sérieux. Ou la photo d’un gars avec la bite à l’air, le type m’a dit qu’il avait l’air trop jeune alors qu’il avait au moins 20 ans !Cela arrive-t-il souvent aux USA ?
La censure ? Oui mais jamais dans mes expo. C’est vraiment la première fois qu’on me demande d’enlever des photos…
C’est assez paradoxal que ça arrive ici, en France où l’on voit des seins partout…
C’est pour ça que ça m’a surpris ! Le gars du musée m’a dit « tu ne peux pas monter de pénis ». « Pourquoi ? J’ai le droit de montrer des filles nues et pas des hommes ? » « Tu ne peux pas, c’est comme ça. ». Je sais que certaines images sont choquantes mais merde, la vie est choquante ! Je peux honnêtement dire que toutes mes photos montrent la vraie vie. La photo de ce sexe qui saigne je ne l’ai pas faite dans le but de choquer, mais parce que j’étais présent et il y avait ce gars en train de se faire « piercer » à une soirée. Je l’ai accrochée au mur pour que les gens aient la même réaction que moi quand j’ai vu ça. Si quelque chose se passe et que c’est incroyable, clic clic !
Je n’ai pas de problème avec le sexe, ça ne me dérange pas et je ne pense pas avoir une grosse bite ! Je fais tout ça pour saisir ma vie. J’essaie tout simplement de documenter ma vie et si je trouve ça beau, je l’imprime et la mets dans l’expo.
M'enfin bon ça lui (Larry Clark, Templeton, lui, étant moins connu ça ne lui a fait que du tors...) fait un peu de pub, et puis moi, ça me fait une bonne occasion de parler d'eux, mais c'est quand même bien effrayant.
samedi 3 juillet 2010
Livres à roulettes
Aujourd'hui j'ai déménagé ma bibliothèque de son étagère Ikéa à un vrai meuble, un vaisselier en bois brut. J'en ai profité pour y rassembler, à coté de la littérature classique, tous mes magazines de skateboard, non moins importants à mes yeux. Un peu moins de 10 ans de lectures et relectures compulsives, d'abonnements, de souvenirs de voyage, de distribution gratuite de magazines en skateshop. Des milliers de photos, des tonnes de figures, des centaines de road-trips racontés avec plus ou moins de finesse, mais toujours laissant une bonne dose de nostalgie une fois la dernière ligne lue.
Ces magazines ont constitués une grosse partie de mon éducation culturelle, notamment musicale, cinématographique et même littéraire, mais aussi [photo]graphique. Madlib, A Tribe Called Quest, Hendrix, Fernando Elvira, Mark Gonzales, La ferme des animaux, Trainspoting, Nina Simone, Coltrane... la liste est longue. De mes premiers SuGar, avec l'arrivée de Kingpin, pour la fabuleuse mais trop courte (14 numéros) expérience de Chill qui s'est conclue par un retour désabusé à d'autres magazines devenus tout à coup fades, les difficultés à obtenir des Soma, puis l'arrivée toute récente de Pause*, qui rappelant fortement la forme de Chill, offre pour l'instant un contenu très, très dense, pourvu que ça dure!
Au final, je me considère bien trop jeune pour prendre un coup de vieux, mais quand je me souviens du bon vieux temps des baggy, des èS Scheme et autres chaussures à bulles, du bigspin-heelflip de Frank Barratiero à Créteil à l'époque où cette figure n'était pas aussi commune qu'aujourd'hui, je me dis que de l'eau à coulé sous les ponts...
En bonus une petite vidéo sympa :
jeudi 3 juin 2010
Microcosme
Une video de skateboard avec que des gens que j'aime bien, jusque là rien de spécial, sauf que l'intro se démarque allègrement de ce qui s'est fait jusqu'à. Elle ne se démarque pas tant par un élégant cruising dans les rues de Paris par les trois skateurs de la marque (Soy Panday, Vivien Feil et leo Valls) que par la bande son musicale qui vient s'effacer au profit d'extraits d'émissions culturelles et politiques. On pourra reconnaître Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Frédéric Mittérand, Charles Pasqua, j'ai aussi reconnu des extraits de l'émission Strip Tease et une fameuse phrase de Gainsbourg à l'attention de Christine Ringer, entre autres. Cela donne une dimension étrangement sociale et presque politique à la vidéo, dimension certes omniprésente dans le monde du skateboard mais encore jamais à ce point mis en avant dans une vidéo.
"[...] mais la fidélité de certains hommes vis-à-vis d'autres hommes ça, ça m'émeut aux larmes, ça m'émeut aux larmes."
Jaques Brel
lundi 3 mai 2010
Grippe suisse
Aujourd'hui je suis allé m'acheter une nouvelle board, comme je vis en allemagne, je me suis dis je vais essayer de me trouver une board allemande, quelque chose de local et pas cher. J'ai peiné a me trouver quelque chose en 7,875 pouces, les allemands semblent préférer les planches en 7,75, ce qui était aussi mon cas avant de remarquer qu'à la fin de leur vie mes planches finissaient par perdre une taille. Après avoir presque craqué pour une board Enjoy, au shape sûrement à double tranchant mais définitivement original, je me suis trouvé une planche Emillion, au graphisme très laid : écriture rouge sur fond noir et blanc, strillé d'argenté et de rose. Je crois que ça se passe de photo, il y a juste les plys multicolore qui sont bien sympa.
Enfin bref, le grip que l'on m'a donné avec est visiblement un grip suisse, comme pourrait l'attester son nom "Swisstek", d'assez bonne facture et très épais. Chose intéressante, dont je n'ai pas tout de suite compris l'utilité, c'est qu'il est parsemé de trous. En fait cela permet l'évacuation de l'air lors de la pose, et évite de se ruiner la peau des pouces pour enlever les bulles. Malin les Helvetes!
Reste du grip, et gros plans sur les trous.
samedi 1 mai 2010
Circle Board
jeudi 15 avril 2010
Les piétinements
"Pour mon oeil intérieur elles forment le lieu commun des occupations de l'étudiant moyen : il se débat entre la peur de sollicitations qu'il a et de la montagne de soucis qu'il s'invente, ceux-là mêmes résultant du petit nombre de sollicitations qu'il parvient à obtenir après de fermes batailles."
"La peur l'ennui rappelle les obligations les plus fines de l'existence. Que ferions-nous pas contre l'ennui?"
"Des homme de petites tailles ayant marqué l'histoire ont séduit des femmes assez grandes. Des hommes de petite taille n'ayant pas marqué l'histoire, n'ont pas séduit de femmes assez grandes. Passons."
Guillaume Noyelle
Petit commentaire, pour changer, Guillaume Noyelle relate dans ce livre ses impressions de jeune étudiant expatrié (entre Glasgow et Londres pour finalement revenir à Paris) avec beaucoup de franchise et une plume assez acérée. Cette plume ne se contente d'ailleurs pas seulement d'être acérée puisque qu'elle est aussi de très bonne facture, du moins à mon goût, surtout pour la vingtaine d'année qu'elle devait avoir à l'époque.
Passons mes impressions, le jeune Noyelle, outre le fait d'avoir étudié à l'étranger fait du skateboard, il en parle d'ailleurs dans son livre, sans en faire l'objet principal (heureusement). La preuve en image avec un petit film promotionnel pour un long moyen métrage nommé Qui sera le maître? réalisé par Sylvain Robineau (réalisateur de ces courts métrages). Le discours fort intéressant est tenu par Raphael Zarka (sorte d'historien du skateboard) et le skateur au t-shirt rouge n'est autre que notre jeune écrivain.
dimanche 14 mars 2010
Soy Panday
J'ai eu la surprise de découvrir, au détour d'internet, que M. Soy Panday, dont j'ai déja évoqué dans mes précédents billets deux courts métrages de bonne qualité, Cul de sac (avec le making of!) et PARISien (en version longue!), avait été particulièrement actif ces derniers temps. Je suis d'abord tombé sur une part assez sympa en duo avec son partenaire, coloc, acolyte et plus si affinité, Vivien Feil, tournée en super 8 (je vous invite donc à cliquer ici , vous y trouverez la vidéo et les interviews assez représentative de la personnalité des deux énergumènes).
En épluchant les vidéos je suis tombé sur une court métrage assez comique : A day in the life of Soy Panday
Une sorte de documentaire jet-setté du personnage, où on ne le vois non pas seulement cruiser avec une magnifique board à tail carré, mais réaliser de bon 3-6 flips et kick flips bien poppés avec... J'ai par la même occasion découvert que les dessins qui couvraient ses moleskines étaient devenus peintures et qu'il avait joint le collectif artistique Human Pyramids :
Cliquez sur la photo pour voir plus de dessins!
Dans la même veine humoristique que A day in the life of Soy Panday, vous pouvez jeter un oeil à Into the Wild Suédé , parodie d'Into The Wild assez marante (j'ai une préférence pour la scène des sous-pulls en acrylique...), ou encore Logjammin', divagation sur le sexe... Tous ces courts métrages sont réalisés par Sylvain Robineau.Ah oui, comme tout artiste qui se respecte Soy Panday à un article Wikipedia qui lui est dédié (hé oui, tout ce que vous avez lu au dessus était inutile...).
vendredi 15 mai 2009
Il était une fois une barre.
on se lance un défi. faire une barre de skateboard avec des socles ronds. ca peut paraitre con, mais si les socles n’avaient pas été ronds on n’aurait pas fait de barre. du coup il fallait faire ou trouver les socles. on a choisi de faire. faut bien que ça serve à quelque chose d’être en école d’ingénieur.
une fois ceux-ci fait il a bien fallu faire le reste, acheter le profilé, découper et souder. et hop, on peut faire du skateboard, c’est fou! (comme jésus)
voici la partie la plus intéressante de ce billet un peu chiant :
monsieur tosh, nollie backside lipslide. photo de votre serviteur, canon EOS 400D – 35/105
vendredi 10 avril 2009
Et j'ai taillé la planche à main nue
…pas tout à fait en fait! Armé d’une scie sauteuse, d’un rabot et d’un ponceuse, j’ai “taillé” dans un ancienne planche de skateboard, une planche pour remplacer le bout de plastique rose présenté il y a deux billets de ça, qui, en plus de ne pas pouvoir glisser, était très (trop) souple.
Mais Ô surprise, une fois finie, et des ampoules plein les mains, je me suis rendu compte que les trous des trucks n’étaient pas en face des trous de la planche… Comme ça jouait à pas grand chose, 2mm tout au plus, alors j’ai pris ma perceuse et j’ai fait le bourrin, et du coup il y a deux vis par truc qui sont bien de travers, ça fait un peu moche mais ça roule , c’est le principal!
Oui, mais au fait ,comment ça roule? La nouvelle planche hérité de sa génitrice (feu la board dans laquelle elle à été découpée) la position des roues, légèrement plus écartées et du coup perd du nose (ce qui la rends incontrôlable en switch) car j’ai gardé la forme de la planche rose. Elle a aussi récupéré un léger concave. Par contre elle a pris du cul : elle a gagné deux centimètres au tail, ajouté au shape classique lui donne un pop bien plus maniable. Le grip (qui à mon grand damne, a déjà perdu de sa perfection) la colle littéralement aux pieds.
Il faudra juste prévoir une couche de verni un de ces quatre.
P.S. : ce genre d’engin est réservé au gens qui savent skater avec les trucks totalement desserrés, yeah!













